Une étude relie la vitamine D à une meilleure mémoire.

Exact ou pas?

Pas nécessairement faux. Mais attention à ce que cette affirmation peut laisser croire.

Dire qu’une étude relie la vitamine D à une meilleure mémoire ne signifie pas automatiquement que : prendre de la vitamine D améliore la mémoire; un supplément de vitamine D protège contre le déclin cognitif; toute personne de plus de 65 ans devrait en prendre pour son cerveau; la vitamine D prévient la maladie d’Alzheimer.
Ce que signifie réellement « une étude relie »

Une étude peut observer que les personnes ayant un meilleur taux de vitamine D présentent également de meilleures performances dans certains tests de mémoire.

C’est une association.

Mais une association n’est pas une preuve de causalité. Autrement dit, il peut être vrai que les deux phénomènes soient liés sans que l’on puisse affirmer avec certitude :

« La vitamine D améliore la mémoire. »

Les personnes ayant un meilleur statut en vitamine D peuvent aussi avoir, par exemple, une meilleure alimentation, davantage d’activité physique, une meilleure santé générale ou un mode de vie différent. Ces facteurs peuvent eux-mêmes influencer la santé du cerveau.

Alors, information sérieuse ou titre qui exagère? L’information peut être sérieuse. Le raccourci peut l’être beaucoup moins. La nuance essentielle est la suivante :

Une relation observée entre la vitamine D et de meilleures performances cognitives ne démontre pas, à elle seule, qu’augmenter sa consommation de vitamine D améliorera la mémoire.

C’est précisément ici que beaucoup de titres médiatiques peuvent aller plus loin que ce que la recherche permet réellement d’affirmer.

Mettons les pendules à l’heure

La vitamine D joue un rôle important dans la santé humaine, et il est légitime que les chercheurs s’intéressent à ses liens possibles avec le cerveau et les fonctions cognitives.

Mais entre :

« Les chercheurs observent une association » et « Cette vitamine est excellente pour le cerveau après 65 ans » il y a une différence importante.

Le verdict

Pas faux. Mais possiblement présenté de façon trop séduisante et trop simplifiée. Une étude peut ouvrir une piste intéressante. Elle ne doit pas automatiquement être transformée en recommandation universelle. En matière de santé, un titre accrocheur mérite parfois qu’on s’arrête quelques minutes… avant d’aller acheter un pot de vitamines.

Texte d’analyse réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle, à partir d’un sujet sélectionné par Guy Bouchard.

Introduction à Enquête IA : Vérifier. Nuancer. Clarifier. Démystifier.

Défaire les mythes. Examiner les affirmations. Vérifier ce qui peut l’être. Remettre les pendules à l’heure. Donner l’heure juste autrement dit

Nous vivons à une époque où l’information circule à une vitesse extraordinaire. Une affirmation publiée quelque part peut être reprise, partagée et commentée des milliers de fois avant même que quelqu’un ait pris le temps de vérifier ce qu’elle contient réellement. Les réseaux sociaux ont amplifié ce phénomène : on y rencontre quotidiennement des affirmations spectaculaires, des solutions prétendument révolutionnaires, des témoignages présentés comme des preuves, des méthodes miracles et des promesses qui semblent parfois trop belles pour être vraies.

Certaines informations sont fondées. D’autres sont incomplètes, sorties de leur contexte, exagérées ou tout simplement fausses. Et lorsqu’il est question de santé, d’argent, de sécurité ou de décisions importantes, croire trop rapidement à une affirmation peut avoir des conséquences bien réelles.

C’est dans cet environnement qu’est né le volet « IA : Démystifier et vérifier ».

Une autre façon d’utiliser l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle ne sert pas uniquement à écrire, créer, résumer ou répondre à des questions. Elle peut également devenir un outil pour examiner une affirmation, rechercher des informations, comparer des points de vue, repérer des contradictions et mieux comprendre ce qui se trouve derrière une promesse.

Elle peut surtout nous aider à poser de meilleures questions. Et souvent, une bonne question constitue déjà le début d’une meilleure réponse.

L’objectif n’est toutefois pas de demander à l’IA de décider à notre place ce qui est vrai ou faux. L’IA elle-même peut se tromper, produire une réponse convaincante sans que celle-ci soit exacte ou reproduire des informations incomplètes. Elle doit donc être considérée ici comme un outil d’investigation et de réflexion, et non comme une autorité absolue.

Le véritable objectif demeure le discernement humain.

Derrière les affirmations, chercher les faits

Une affirmation spectaculaire mérite parfois davantage qu’un simple « j’aime » ou « je partage ». Elle mérite qu’on s’arrête et qu’on pose quelques questions : d’où vient cette affirmation? Sur quoi repose-t-elle? Existe-t-il des données permettant de l’appuyer? Les sources sont-elles fiables? Les résultats présentés correspondent-ils réellement à ce que l’on prétend? Des nuances ou des limites importantes ont-elles été omises?

Et lorsqu’une information est accompagnée d’une promesse commerciale, une autre question mérite particulièrement d’être posée : qui a intérêt à ce que j’y croie?

Une solution miracle peut être présentée comme une découverte extraordinaire. Un produit peut être entouré de témoignages impressionnants. Une méthode peut être décrite comme ayant changé la vie de milliers de personnes. Pourtant, une expérience personnelle n’est pas nécessairement une preuve scientifique, une affirmation répétée des milliers de fois ne devient pas nécessairement vraie et une promesse accompagnée d’un prix ne devient pas nécessairement une solution.

Mettre les choses en perspective

La vocation de cette section n’est pas de ridiculiser ceux qui croient à certaines affirmations, ni de prétendre que tout ce qui circule sur Internet est faux. Elle consiste plutôt à ralentir suffisamment le réflexe de croire pour laisser une place au questionnement.

Nous aborderons donc des sujets susceptibles de toucher la santé, les finances, le développement personnel, les technologies, les habitudes de vie, les prétendues découvertes extraordinaires et toutes sortes d’affirmations qui peuvent susciter notre curiosité — ou notre méfiance.

Chaque sujet sera abordé avec prudence, en cherchant autant que possible à distinguer ce qui est établi, ce qui est plausible, ce qui demeure incertain, ce qui est exagéré et ce qui ne repose pas sur des fondements suffisamment solides.

L’objectif ne sera pas toujours de conclure par un simple « vrai » ou « faux ». La réalité est souvent plus nuancée. Et parfois, la réponse la plus honnête est simplement : nous ne savons pas encore.

Une démarche au service du discernement

Ce volet repose sur une conviction simple : à une époque où il devient de plus en plus facile de produire et de diffuser de l’information, notre capacité à la questionner devient elle aussi de plus en plus importante.

L’intelligence artificielle peut nous aider dans cette démarche. Mais elle ne doit pas remplacer notre jugement. Elle doit plutôt nous aider à mieux l’exercer.

Car dans un monde où chacun peut devenir diffuseur d’information, savoir vérifier avant de croire, avant de partager et avant d’agir est devenu une véritable compétence.

C’est cette compétence que nous chercherons ici à développer.

IA : Démystifier et vérifier

Un espace pour prendre du recul, poser de meilleures questions, rechercher des réponses plus solides et, surtout, ne pas laisser les apparences décider à notre place.

Guy Bouchard

Créateur de la Collection IA et de la rubrique IA : Démystifier et vérifier